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Les confessions de Nina – 2

Je ne sais pas si vous vous souvenez de moi. C’est Nina. Je ne vous ai pas donné mon prénom la dernière fois, mais je vous ai raconté ma visite au confessionnal, chez monsieur le curé. En fait, je vais le voir toutes les semaines car j’ai beaucoup à me faire pardonner. Il faut dire que je vis avec un gars très vicieux, Marcel, mon homme. Il n’est pas en reste quand il s’agit de me dépraver ou de m’avilir. Le vrai problème, c’est que j’aime ça. Sinon, je n’aurais pas besoin de demander l’absolution au prêtre. Je suis certes la victime de Marcel, mais une victime bien consentante. Ce matin donc, comme tous les vendredis, je suis allée voir le curé.

- Monsieur le curé, cette semaine, mon Marcel m’en a fait voir de toutes les couleurs. Je ne sais pas par où commencer, tant le souvenir des évènements m’émeut.

- Calmez-vous ma fille et remettez votre âme à Dieu ! Il est miséricordieux et saura vous pardonner vos moments d’égarement. Tout ce qu’il faut, c’est vous confier sans détour et sans omission. Parlez, je vous en prie.

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Les confessions de Nina – 1

- Bonjour monsieur le curé !
- Bonjour mon enfant ! Prenez place, je vous prie !
- Monsieur le curé, j’ai vraiment beaucoup à vous confesser aujourd’hui. Depuis la semaine dernière, il m’en est arrivé des choses. J’ai beaucoup à me faire pardonner.

Depuis que je sors avec le Marcel, il faut que j’aille chez le curé au moins toutes les semaines et même parfois plusieurs fois par semaine. Il faut dire que c’est vraiment un très chaud lapin le Marcel. Au début, ça me gênait bien un peu, mais j’ai fini par m’y faire. Après tout, il suffit d’aller voir monsieur le curé pour chercher son absolution quand il le faut et tout va bien.

- Allons, je vous écoute mon enfant. Ce que vous avez à vous faire pardonner n’est pas pire que la semaine dernière tout de même ?
- Pire ? Je ne sais pas si on peut dire ça ! C’est à vous de juger mon père.
- Mais je ne suis pas là pour vous juger mon enfant, racontez-moi, je vous en prie !

Le jeune curé il est sympathique, mais je sais bien, moi, qu’il s’astique le manche pendant que je lui raconte les petites affaires de ma semaine. J’entends le tissu de sa robe qui frotte dans le confessionnal et son souffle court derrière la grille de métal. Tant pis, il faut bien qu’il m’absolve de mes pêchés. Si ça lui fait du bien en plus, après tout, ça ne me regarde pas vraiment.

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